J'TE DiRAiS QU'ON A SUREMENT EU TORD MAiS QUE MALGRÉ TOUT , J'REGRETTE RiEN.
&&. Si aujourd'hui j'faisais le bilan de tout ça, Qu'est-ce qu'il en reste ? Des tas de souvenirs qu'on ne cesse de ressasser, Des amitiés perdues, Des embrouilles, Des conneries, Des fous rire, Des soirées à ne rien faire ... Le temps passe beaucoup trop vite. J'suis comme toutes les autres filles d'cette génération, Rien d'extraordinaire, La même vie qu'un tas d'autre. Comme elles, Malgré mes airs de je m'en foutiste, J'rêve qu'avec lui ça soit pour toujours &&. Incha'Allah ça le sera. J'ai grandis comme j'ai grandis, J'aurais pu être pire. Le daron m'a appris la fierté, La ténacité des nôtres. Sans cesse, Il a taffé pour que nous, On ait une meilleure vie que celle que lui a connu, Et toutes ces soirées à nous raconter les misères de la guerre et à nous expliquer pourquoi nos traditions sont telles qu'elles le sont, Sont irremplaçables. Et même complètement épuisé, Que tu t'allongeais sur ce lit d'hôpital, Lorsque tu sentais que j'avais besoin de toi, Tu n'hésitais pas à te relever et venir auprès de moi. 28 mai 2007, Il a cessé d'être. La darone ne s'en est toujours pas remis mais malgré tout, Elle reste là. Trop pudiques, On ne le lui dit pas mais c'est elle notre modèle, Jamais tu trouveras de meilleures femme qu'elle. Pendant que L'daron était à l'usine, C'est elle qui nous gardait, Qui nous élevait et qui nous apprenait les rudiments de la vie ... Pour l'état, Jamais elle n'a travaillé et ne mérite donc aucune retraite mais tout ce qu'elle a accomplit dans sa vie, Il n'y aurait jamais assez de chiffres sur terre pour le comptabiliser. Des grands frères, J'ai surtout retenu que tout dans la vie se payait. " Avoir de la thune, Coûte que coûte, Qu'importe les moyens " C'est ce qu'il n'ont cessé de me répéter, Et lui aussi c'est ce qu'il disait. Alors on pouvait voyager, Aller n'importe où, On pouvait avoir tout ce que l'on voulait, C'était la belle vie quoi. Mais de nos jours, Comment éviter tout ça ? C'est plus facile de pratiquer le hlam que le hlel, Mais jamais devant les darons, Sa s'fait trop pas, Et pourtant tout ça à la base, C'est pour eux, Pour qu'ils ne finissent pas dans une maison de retraite et qu'les soins dont ils avaient besoin soient fait chez nous, Où ils se sentaient le mieux, Auprès de leurs enfants. Et les GAV on finit par même plus les compter tellement qu'on a en faites. Toujours en zone, En mode survet' baskets, L'mp3 dans les oreilles et encore à l'époque c'était les walkman K7 ... On apprends à se méfier de tous, A se cacher d'la police car plus bâtard qu'eux, Tu trouveras jamais. Et ce qui disent être tes potes en général finissent toujours par se séparer de toi, Ils crachent leur venin dans ton dos et en face te susse bien fort, Ou pire encore te balancent au comico en pensant qu'ils seront mieux vu. T'as encore ceux ou celles qui mangent, Dorment chez toi et qui finissent par te faire wehed le coup de crasse... J'finis par tout pardonner mais j'oublie jamais rien. Bref y'a que Z &&. N qui restent fidèles au poste. On fait tout à l'ancienne, On s'cache des darons quand on va voir son gars, Sa meuf, Et le cevi j'vais à la boulangerie du coin, Trop connu, Il marche même plus. Chez nous, Y'a qu'une seule personne qui rentre alors comprends pourquoi on est tellement fier de la ramener mais aussi à quel point on a peur parce que ça sera une fois pas deux. Mes s½urs, J'te dis même pas, Elles sont Macha'Allah, Des femmes pures sans aucun défauts comme la darone. Jamais de soucis, Toutes posées aujourd'hui, Elles font la fierté d'la mama. Et elle, Ma petite moumoucha, Toujours en train de me faire rire, Toujours magnifiques même avec ces cheveux en l'air, Elle est là pour me rappeler qu'il y a des erreurs dont on ne peut mesurer l'importance mais qui, Malgré tout, Finit par nous procurer certains des plus beaux

